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February 25th, 2021
Discovering our Cinematograph

En juin 1896, cet appareil projetait les premières images de cinéma au Canada !

Inventé en 1895 par Louis et Auguste Lumière, le Cinématographe est à l’époque conçu comme un appareil autonome, léger, transportable et facile à opérer. Il permet ainsi aux cinéastes de sortir du studio et de filmer les gens à l’extérieur, dans leur vie quotidienne, ou de faire des films de voyage aux quatre coins du monde.

C’est ainsi que les opérateurs** Louis Minier** et Louis Pupier arrivent à Montréal en 1896 et présentent le cinématographe n°16 pendant plus d’un an à travers le Québec et l’Ontario. Ils restent au Québec jusqu’à l’automne 1897, après quoi on perd la trace de cet appareil… Jusqu’en 1995, année durant laquelle André Gladu effectue des recherches pour le tournage de son film La Conquête du grand écran (1996). L’appareil est à cette occasion retrouvé à Aylmer, chez le petit-fils du député ontarien William Stubbs. La Cinémathèque québécoise en a fait l’acquisition la même année grâce à un généreux don de René Malo.

On perd la trace de cet appareil… jusqu’en 1995

L’appareil se présente sous la forme d’une boîte en noyer. On peut utiliser une pellicule 35 mm de 17 mètres (56 pieds) pour le tournage, ce qui équivaut à environ 50 secondes de film. Le trépied de bois a été créé spécialement par Michel Brault pour cet appareil. Cette caméra n’a pas de viseur : au moment de filmer, l’opérateur ne voit pas ce qu’il tourne. Il doit donc planifier à l’avance son cadrage. Pour faire défiler la pellicule lors du tournage, l’opérateur doit actionner la manivelle à un rythme régulier (2 tours par seconde env.). Cette caméra est réversible, c’est-à-dire qu’elle permet en une seule journée d’enregistrer des images, mais aussi d’obtenir un tirage positif de la pellicule et de la projeter en public.

Pierre Véronneau talks about the cinematograph acquisition process