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Annuaire 1986 : longs métrages québécois - bibliographie
Par Pierre Jutras, Pierre Véronneau
juillet 1987

Cet annuaire répertorie les films 35mm, 16mm et vidéographiques de plus de 60 minutes, produits au Québec en 1986 (quelques titres sont de 1985). Sur les 49 productions relevées, il est surprenant de constater que 23 d’entre elles sont tournées en 16mm et que la vidéo n’est utilisée que pour six documents dont quatre sont des enregistrements de spectacles. Malgré les prédictions de certains inconditionnels des nouvelles technologies, le support pellicule n’est pas prêt de disparaître et l’utilisation du 16mm semble encore attirer la faveur des cinéastes, du moins chez les réalisateurs de longs métrages.

POUVOIR INTIME Photographie Alain Gauthier POUVOIR INTIME
Photographie Alain Gauthier © ONF

Les fictions dominent encore cette année avec 29 titres. Le documentaire reste toujours aussi présent avec 16 films, incluant quatre titres qui intègrent des scènes de fiction à leur document.

Des 14 films tournés en langue anglaise, huit sont doublés en français tandis que seulement trois productions francophones bénéficient d’une version anglaise.

Le coût moyen des productions est de 1 138 397$ ce qui marque une légère baisse par rapport à l’an dernier. Cependant il est plus significatif de noter que 65% des films ont un budget inférieur à cette moyenne. Par contre les six coproductions avec l’étranger - dont quatre avec la France - bénéficient de sommes d’argent de beaucoup supérieures à cette même moyenne.

Les modes de financement demeurent pratiquement les mêmes, c’est-à-dire grâce à des subsides distribués par des organismes d’État : Téléfilm Canada investit dans 27 projets, la Société Générale du cinéma du Québec dans 18, Radio-Canada dans 19, Radio-Québec dans six et TV Ontario dans deux. L’ONF, pour sa part, en plus de produire huit longs métrages, coproduit avec l’industrie privée six films et collabore sous forme d’aides attribuées en services à sept autres films. Cette implication grandissante de l'ONF indique une autre façon, de plus en plus répandue, de compléter les structures financières des films. C’est aussi la première année que les chaînes de télévision privées s’engagent de manière significative dans la production de longs métrages : CFCF dans deux productions, Super Écran (Premier choix : TVEC inc) dans deux également et Télémétropole dans une seule. Le Conseil des Arts du Canada, par contre, réduit sa participation à un seul film.

L’immense succès du DÉCLIN DE L’EMPIRE AMÉRICAIN de Denys Arcand est, sans conteste, l’événement cinématographique de l’année et, peut- être, de toute l’histoire de notre cinéma. Sans vouloir prétendre apporter des lumières nouvelles sur ce phénomène, nous publions deux textes qui, judicieusement, proposent quelques réflexions sur ce film «incontournable».

De plus, le relevé des quelque 850 notices bibliographiques qui composent la deuxième partie de cet annuaire, donne un aperçu de l’importance accordée au DÉCLIN dans l’ensemble des articles de journaux et de revues publiés ici et à l’étranger sur notre cinéma.

Pierre Jutras