Le Lundi 24 Avril 2017

Temporaire

Du 13 Mars 2014 au 24 Août 2014  /  Foyer Luce-Guilbeault

BERLIN - LE PASSAGE DU TEMPS (Lieux et monuments - 6)

Horaire d'été : du 5 au 24 août, mardi au dimanche - midi à 18h

Une installation vidéo de Pierre Hébert réalisée avec l'aide du Conseil des arts et des lettres du Québec et de Vidéographe.
Musique : John Barrett
Assistants : Nicolas Brault et Clémence Renaud-Allaire
Mixage : Luc Boudrias

 

Lieux et monuments, passé et présent, passants anonymes et fantômes de l’histoire se mêlent et se font écho dans l’installation vidéo Berlin – Le passage du temps, qui se déploie sur quatre écrans placés horizontalement. Quatre bandes vidéo inégales jouent en boucle et sont en constant glissement les unes par rapport aux autres, de sorte à créer une mise en relation toujours renouvelée de ces vues et de ces sons de Berlin.

Tous les segments sont issus de tournages faits en 2012 et en 2013 dans divers lieux berlinois. Ce sont des instantanés de vie quotidienne mais, simultanément, ils font référence à des épisodes de l’histoire des cent dernières années, allant de Weimar à la Deuxième Guerre mondiale, en passant par le blocus et le pont aérien de 1948-49, le « mur »,  les édifices monumentaux de la DDR, jusqu’à aujourd’hui avec la reconstruction tonitruante du Stadtschloss, mémoire de la Prusse impériale. Des thèmes se répondent d'une bande à l'autre : les traces de l'histoire, le couple démolition/reconstruction, les gravats, les immigrants, les foules anonymes, les bicyclettes, etc. Deux segments sont consacrés à des personnalités intellectuelles berlinoises importantes : Bertolt Brecht et Walter Benjamin, qui ont eu des destins croisés sous le nazisme. L’installation, dans son ensemble, est d’ailleurs profondément marquée par quelques thèmes benjaminiens. Ainsi en est-il particulièrement de l’image du flâneur qui constitua le principe même du tournage.

Chaque bloc de tournage est soumis à des manipulations numériques qui les compriment et les densifient par un processus de démembrement et de recomposition de la durée. À cette action centripète se conjugue la force centrifuge des traits animés qui affectent le regard du spectateur afin d’allégoriser ces fragments de vie quotidienne, de faire scintiller des images dialectiques, et de créer une sorte de vertige historique.

À un niveau plus formel, les segments sont marqués de points d’intensité à l'aide des interventions animées, d'insertions typographiques, du surgissement de plans d’archive et de l’effet cinétique des tournages de la ville à partir des trains S-Bahn en mouvement. Le décalage entre les boucles génère une composition de chocs dynamiques, en constante transformation, qui se superpose au réseau des connexions thématiques. Ce montage combinatoire à plusieurs voix invite le spectateur à se positionner alternativement dans une contemplation d'ensemble des quatre écrans, ou dans l'observation concentrée de chacun des fragments, en déambulant d'un écran à l'autre. L’installation n’a ni début ni fin, elle est ouverte à l’infini et n’est mise en forme que par l’expérience singulière de chaque visiteur.

L’installation Berlin – Le passage du temps est le numéro 6 d’un projet plus vaste, « Lieux et monuments », qui comprend, à ce jour, une série de quatre courts métrages tournés à Prague, Lyon, Halberstadt et sur la côte nord du golfe St-Laurent.

Pierre Hébert

Une présentation du Festival International du Film sur l'Art (FIFA) et de la Cinémathèque québécoise

ENTRÉE LIBRE

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