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KINCORA de Donigan Cumming
Foyer Luce-Guilbeault
Du
18 février au 18 avril 2010
Cette exposition coïncide avec l’achèvement d’une nouvelle œuvre vidéo intitulée Too Many Things, ainsi qu’avec le visionnement d’autres œuvres vidéo produites depuis 2003. Too Many Things propose au spectateur une incursion dans le monde des objets – leur accumulation et leur dissémination – et la création d’une communauté d’intérêts. Le titre est plutôt ironique, puisque mes œuvres se sont toujours nourries d’objets, en tant qu’expressions symboliques et fortuites de la présence humaine. Pour un photographe, ou un cinéaste, il n’y a jamais trop de choses; la caméra aime les dénicher et les conserver, tout comme les gens. « Des structures empilées de conséquence et d’implication », tel que Clifford Geertz décrivait les lieux de l’étude ethnographique, tels furent aussi mes lieux d’activité en tant qu’artiste. Le titre de cette exposition rappelle l’un de ces lieux, une rue de Montréal (et son voisinage) appelés Kincora.
J’ai choisi ces pièces, car elles reflètent les préoccupations et les stratégies formelles de mon œuvre vidéo. Lying Quiet (2004) est en lien avec ma vidéo intitulée Fountain (2005). Toutes deux sont fortement épisodiques et construites sur les fondements du hasard. La sélection des segments et des images a été réalisée à partir d’instants prélevés, véritables entre-deux narratifs, tirés de mes archives vidéo produites jusque-là (143 heures). Pour Lying Quiet, le retrait d’une image à intervalles de 17 minutes 7 secondes a produit 500 images, qui ont ensuite servi à réaliser un montage intuitif de 119 images, alternant entre la proximité et la distance; les panoramas et les abris urbains; les groupes et les individus.
L’exposition comporte également des extraits d’une autre œuvre composite, The Stage (1990), qui présente un vaste groupe de personnes apparaissant dans mes œuvres photographiques, jouant différentes versions de leurs vies. Une série récente de dessins et d’impressions au jet d’encre exprime des sentiments envers ces mêmes gens, et envers moi-même, dans le contexte des liens que nous avons créés devant la caméra.
Donigan Cumming
Traduit de l'anglais par Colette Tougas
UNE EXPOSITION PRÉSENTÉE
PAR LES RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS ET LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE
En collaboration avec
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