Chairs et viscères : corps étrangers
Du 7 au 18 juillet 2010
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« Long live the new flesh ! » lance James Woods dans Videodrome avant de se faire sauter la cervelle. Avec cette réplique culte, David Cronenberg proclame et résume un nouvel imaginaire du corps humain. Le sien bien sûr, mais aussi celui qui va marquer une grande partie du cinéma de genre et de ses ramifications à compter des années 1970, une mouvance proposant un rapport extrême et horrifique à notre chair, à sa dimension biologique et animale. La présente rétrospective esquisse un survol de ce cinéma viscéral où se cotoient mutations (Videodrome, Ginger Snap), hybridation avec la machine (Tetsuo) ou le vivant (Shivers), autodestructions érotiques (Crash, Dans ma peau), horreur morale qui s’inscrit dans les chairs (Antichrist), et fascination de la douleur (Hellraiser). Quelque part entre répulsion et désir, fascination et déni, le spectateur est confronté à ces corps à la fois étrangers et familiers.
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