Du Samedi 01 Avril 2017 au Dimanche 30 Avril 2017

Programmation Art et essai : Avril

DÈS LE 24 MARS :
LES TERRES LOINTAINES de Félix Lamarche [Can., 2017, 98 min, DCP, VOSTF]

LES TERRES LOINTAINES est un voyage au cœur du désert bleu, une plongée dans les territoires de l’immense et de l’intime. Sur un cargo couleur turquoise, huit hommes, Hollandais et Philippins, jeunes pour la plupart, forment une improbable communauté, ballottée par le mouvement incessant des marchandises, prise entre la recherche d’espaces de liberté et la nostalgie de l’exil. Ainsi, pour une rare fois s’intéressera-t-on à ces marins d’aujourd’hui, protagonistes souvent éclipsés par l’imposante présence de la mer et de la machine. Au rythme des vagues, ce film, oscillant entre réalité quotidienne et rêveries éphémères, nous mène sur les chemins de l’errance, à travers le vécu et les confidences de ces hommes arpentant les limites de notre monde. À la vue des terres lointaines, visions fugitives du marin, la mélancolie se mélange doucement au désir d’aventure.

DÈS LE 24 MARS :
PS : JÉRUSALEM de Danae Élon [Isr.-Can, 2015, 87 min, DCP, VOSTF]

Malgré les avertissements de son père, Amos Elon, un grand journaliste israélien opposé aux politiques de son pays, Danae Elon décide de quitter Brooklyn avec son mari et leurs deux jeunes garçons pour retourner vivre dans sa ville natale de Jérusalem. Pendant trois ans, elle filme les défis quotidiens de sa famille. De l’apprentissage d’une nouvelle culture par ses enfants aux profondes difficultés d’intégration de son mari, en passant par la prise de conscience inévitable des tensions insurmontables au sein de la région, ce retour aux sources va devenir une véritable quête d’identité. Avec une grande sincérité, la cinéaste nous propose une chronique autobiographique, familiale et politique aussi juste qu’inoubliable.

 

DÈS LE 31 MARS :
LES ARTS DE LA PAROLE d'Olivier Godin [Qué.-Can., 2016, 93 min, DCP, VOF]

Koroviev, un policier qui enseigne la poésie au sein d'une brigade de policiers poètes, est à la recherche d'une précieuse Bible annotée par Pierre Maheu, le capitaine du Saint-Élias, un navire mythique. Sa quête l'amène à se lier d’amitié avec un jeune brigand qui lui présente une mystérieuse femme nommée Coriandre.

 

 

 

31 MARS, 1er et 2 AVRIL :
JULIETA de Pedro Almodóvar [Esp., 2016, 99 min, DCP, VOSTF]

« Julieta, professeure de cinquante-cinq ans, essaie d'écrire à sa fille Antia tout ce qu'elle a gardé secret depuis une trentaine d'années, c'est-à-dire depuis qu'elle l'a conçue. Une fois sa confession écrite, elle ne sait où l'envoyer. Sa fille l'a quittée à l'âge de dix-huit ans et, depuis une douzaine d'années, Julieta n'a plus la moindre nouvelle d'elle. Elle l'a cherchée par tous les moyens possibles mais les résultats de cette recherche confirment qu'Antia reste pour elle une parfaite inconnue. » (Métropole)

 

 

 

7, 8 et 9 AVRIL :
J'AI COMME RECULÉ ON DIRAIT de Sophie Bédard Marcotte [Qué., 2017, 70 min, DCP, VO]

Une cinéaste et son entourage. Trois jeunes femmes remplies d'ambitions, grisées par d'innombrables possibilités. Pourtant, un désenchantement s'installe. À travers les carrières qui tardent à démarrer, les emplois ennuyants, les débauches qui se banalisent, les ruptures amoureuses, l'envie de fuir et la recherche du bonheur à tout prix, une sorte d'état des lieux se dessine.

Tourné entre Montréal et Berlin, vacillant entre portrait intimiste et autoportrait impressionniste, J'AI COMME RECULÉ, ON DIRAIT capture le quotidien de ses personnages avec une esthétique crue et immédiate et un humour empreint d'auto-dérision.

 

DÈS LE 7 AVRIL :
LE DERNIER SOUFFLE, AU COEUR DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL d'Annabel Loyola [Qué., 2017, 72 min, DCP, VOF]

«C’est comme perdre un ami.» Aux yeux des gens qui y travaillent, dans quelque département que ce soit, la fermeture annoncée de l’Hôtel-Dieu en 2017 pour être remplacé par le nouveau CHUM est une vraie perte. Fondé par Jeanne Mance, en même temps que la ville de Montréal, l’hôpital appartient en effet autant à son patrimoine immobilier que sentimental. Nombreux sont ceux qui ont aussi l’impression qu’un morceau de leur âme leur est alors enlevé. À l’aide d’un accompagnement musical solennel et émouvant, Annabel Loyola, qui avait déjà évoqué son attachement à Jeanne Mance dans son précédent documentaire, La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance, accompagne ces moments de courage et de résilience en recueillant attentivement le témoignage des derniers occupants.

En présence de l'équipe du film le 7 avril.
En présence de la cinéaste Annabel Loyola les 7, 8, 9 et 11 avril.
Un débat en présence de Madame Christine Gosselin, conseillère d'arrondissement, district de Jeanne-Mance, Monsieur Dinu Bumbaru, directeur des politiques, Héritage Montréal et Monsieur Amir Khadir, médecin et député de Mercier, Québec Solidaire, suivra la projection le dimanche 9 avril après-midi.
Le film est aussi présenté en version avec sous-titres anglais au Cinéma du Parc, voir les horaires.

LES 7, 8 et 9 AVRIL :
MR GAGA, SUR LES PAS D'OHAD NAHARIN de Tomer Heymann [Isr.-Suède-All.-P.B., 2015, 100 min, DCP, VOSTF]

« L’histoire fascinante d'Ohad Naharin, célèbre chorégraphe de la Batsheva Dance Company, dont les performances dégagent une puissance et une beauté inégalées. Le film nous dévoile le processus créatif d'un chef de file incontesté de la danse contemporaine, l’invention d’un langage chorégraphique unique et d’une technique de danse hors-norme appelée "Gaga". » (Métropole Films)

 

 

DU 10 AU 13 AVRIL :
LES FLEURS BLEUES d'Andrzej Wajda [Pol., 2016, 98 min, DCP, VOSTF]

« Dans ce film posthume bouleversant, le cinéaste disparu en octobre dernier relate les dernières années du peintre polonais d’avant-garde Wladyslaw Strzeminski broyé par le régime communiste [...] Confronté au réalisme socialiste qui entend tout régir, y compris le champ artistique, Strzeminski résiste avec aplomb. Les Fleurs bleues montre avec une précision accablante l’enchaînement des humiliations qu’impose le régime à ce peintre intransigeant que la garde rapprochée et émouvante d’étudiants fidèles ne suffit pas à sauver de la misère et de la déchéance. Une réalisation élégante et austère met à l’image la grisaille du perpétuel hiver sur un pays asphyxié. Wajda a privilégié une approche romantique plus que psychologique pour brosser le portrait d’un artiste héroïque et intègre, impitoyablement broyé par le pouvoir communiste, et boucler sa propre boucle artistique.» (Corinne Renou-Nativel, 2017, La Croix)

LES 24 ET 25 AVRIL :
L'AUTRE COMBAT de Julien Lombard [Qué., 2016, 76 min, DCP, VOF]

Ce film accompagne, sur une période de 30 mois, 5 personnes gravement malades ayant toutes choisi de prendre des chemins alternatifs à la médecine moderne. Elles livrent sans tabou leurs réflexions, leurs hésitations, leurs peurs par rapport à la médecine moderne et la maladie dont elles souffrent. Durant presque 3 ans, elles vont tout faire pour tenter de se soulager de leurs douleurs, comprendre les sources du mal, chercher de nouveaux moyens de guérison. Courageuses, souvent solitaires, elles partent sur des chemins de traverse. En parallèle à ces 5 histoires, le réalisateur suit le parcours de sa mère, mourante, qui a décidé de suivre ce que la médecine moderne lui préconisait.

 

 

LE 27 AVRIL (avant-première) :
BACALAUREAT de Cristian Mungiu [Roum., 2016, 128 min., DCP, VOSTF]

Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis enœuvrepour que sa fille,Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux sésame semble brutalement hors de portée. Avec lui, c’est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu’il a inculqués à sa fille, entre compromis et compromissions…

 

 

DÈS LE 28 AVRIL :
WEREWOLF d'Ashley McKenzie [Can., 2016, 78 min., DCP, VOSTF]

Blaise et Nessa sont deux parias intoxiqués à la méthadone dans leur petite ville. Chaque jour, ils mendient de porte en porte proposant de couper l'herbe avec leur tondeuse rouillée. Nessa envisage d'échapper à sa condition tandis que Blaise sapproche de plus en plus de l'éffondrement. Attachés l'un à l'autre, leurs rêves d'échappatoir sont tenus par une courte laisse suffocante.

 

 

 

DÈS LE 28 AVRIL :
L'HÉRITIER d'Édith Jorisch [Can., 2016, 60 min., DCP, VOSTA]

En 1938, les Allemands annexent l’Autriche. Pour Georges Jorisch, un jeune Juif autrichien âgé de 10 ans, c’est le début d’un long cauchemar. Il suit son père sur le chemin de l’exil, laissant derrière lui sa mère et sa grand-mère, qu’il ne reverra jamais. Les deux femmes vont finir leurs jours dans les camps et les Nazis vont s’approprier tout leur patrimoine, incluant la collection de tableaux de la grand-mère. Au lendemain de la guerre, orphelin de famille et de pays, Georges Jorisch émigre au Canada, où il va élever sa famille de quatre enfants dans des conditions difficiles. Mais voilà qu’en 1998, à l’âge de 70 ans, Georges Jorisch se met en tête de retrouver deux tableaux du grand maître Gustav Klimt qui appartenaient à sa grand-mère. C’est le début d’une quête fabuleuse, qui va s’étirer sur une douzaine d’années, et qui va se buter à des obstacles apparemment insurmontables. L’héritier raconte l’histoire de cet homme qui a attendu toute une vie pour obtenir justice et qui est devenu un modèle et une source d’inspiration pour Édith Jorisch, sa petite-fille et la réalisatrice de ce documentaire.

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