Du Vendredi 08 Avril 2016 au Samedi 11 Juin 2016

Le cinéma des écrivains des années 20

Un cycle présenté par Hors champ et concocté par Karine Abadie, composé de films muets qui ont marqué le rapport au cinéma de quelques écrivains français des années 1920. Avec des films de Louis Delluc, Chaplin, Fatty Arbuckle, Stroheim, de Mille. Des présentations et des échanges sont prévus, afin de cadrer le propos de ces écrivains, dédié à la compréhension et l’illustration d’un art qui commençait à s’épanouir.

Les relations entre littérature et cinéma sont souvent explorées en termes d’adaptation ou d’influence, parfois de pratique. Mais autre chose se joue aussi entre des écrivains fascinés par l’écran et ce monde du cinéma. En effet, depuis les débuts du cinématographe, des écrivains ont voulu parler non seulement de ce qu’il voyait à l’écran, mais également de leur expérience des lieux, de leur habitude de spectateur, de leur fascination pour certains acteurs et pour certains personnages. Spectateurs assidus ou occasionnels des salles, fervents cinéphiles ou amateurs reconnus, les écrivains français des années 20 ont été particulièrement productifs à cet égard, proposant une très grande quantité de textes témoignant de cette passion pour ce qu’on ne tardera pas à qualifier de septième art.

C’est un petit pan de ce continent immergé que ce cycle de films muets souhaite refaire découvrir. En adoptant la perspective d’écrivains aussi différents que Louis Aragon, Alexandre Arnoux, Colette, André Delons, Jean Prévost, Philippe Soupault, ou encore, Albert Thibaudet, il s’agit de regarder autrement ces films muets qui ont parfois converti ces écrivains à l’art cinématographique ou qui les ont parfois menés à croire que le présent et l’avenir du cinéma se jouaient dans ces films. Ces moments de cinéma qui, à une époque où ce dernier se cherche, se développe et se construit, ont fait dire à ces écrivains se préoccupant d’art que le cinéma avait sa place aux côtés de la littérature, de la musique et de la peinture, et qu’il avait le pouvoir de devenir un langage universel.

Lecture complémentaire : http://www.horschamp.qc.ca/spip.php?article622

Bibliographie (sélection)[1]

.        Aragon, Louis. 1918 (16 septembre). « Du décor ». Le Film, no 131, p. 8-10.
.        ———. 1919 (22 janvier). « Du sujet ». Le Film, no 149, p. 13, 15-16.
.        Arnoux, Alexandre. 1928 (7 juillet). « Méditation de fin d'année ». Les Nouvelles littéraires, no 299, p. 11.
.        ———. 1929 (28 décembre). « Deux dates du cinéma : Méliès et Forfaiture ». Les Nouvelles littéraires, no 376, s. p.
.        Artaud, Antonin. 1932 (1er janvier). « Les Frères Marx au cinéma du Panthéon ». La Nouvelle Revue française, no 220, p. 156-158.
.        Brunius, Jacques-Bernard. 1927 (15 novembre). « Le Cabinet du Docteur Caligari au Vieux-Colombier ». Cinéa-Ciné pour tous réunis, no 97, p. 10.
.        Cendrars, Blaise. 1922 (2 juin). « Sur le Cabinet du Docteur Caligari ». Cinéa, no 56, p. 11.
.        Colette. 1916 (7 août). « Forfaiture ». Excelsior, p. 2.
.        Delons, André. 1933 (juin). « Le cinéma et la folie (II) ». Documents 33, no 3, p. 3-7.
.        ———. 1933 (mai). « Le cinéma et la folie (I) ». Documents 33, no 2, p. 3-5.
.        Desnos, Robert. 1929a (décembre). « Cinéma d'avant-garde ». Documents, no 7, p. 385‑387.
.        Epstein, Jean. 1922 (20 janvier). « Amour de Sessue ». Cinéa, no 37, p. 14.
.        Fondane, Benjamin. 1930 (30 avril). « Du muet au parlant : grandeur et décadence du cinéma ». Bifur, no 5, p. 137-150.
.        Fondane, Benjamin. 1930 (12 juin). « Sous les toits de Paris ». L'Intransigeant, p. 7.
.        Moussinac, Léon. 1920 (15 mai). « L'éveil du cinéma français ». Mercure de France, no 526, p. 248-251.
.        Prévost, Jean. 1927 (17 septembre). « Encore Charlot ». Les Nouvelles littéraires, n257, p. 8.
.        Soupault, Philippe. 1928 (décembre). « Quand Chaplin apparut ». La Revue du cinéma [Du Cinéma], no 1, s. p.
.        Thibaudet, Albert. 1931 (mai). « Charlot ». La Nouvelle Revue française, no 212, p. 730-735.



[1] Certaines personnalités comme Jean Epstein ou Léon Moussinac, sont surtout connues comme cinéastes ou théoriciens du cinéma, mais il importe de rappeler qu’ils ont fait leur début en littérature, comme poète, romancier ou dramaturge, et peuvent dès lors être considérés comme des écrivains.

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