14 Février 2017

PROJECTION DE LA VERSION RESTAURÉE DE LÉOLO DE JEAN-CLAUDE LAUZON En présence de Ginette Reno

Il y a des films qu’il faut absolument voir et même revoir, des chefs-d’œuvre du cinéma! Léolo (1992), le 2e long métrage de Jean-Claude Lauzon, se classe justement parmi ces films inoubliables, des « musts » pour les cinéphiles. Ce film en version restaurée sera présenté, par Éléphant sur grand écran, à la Cinémathèque québécoise, le mardi 21 février prochain, à 19 h. Et fait exceptionnel : la vedette féminine du film, Ginette Reno, sera présente à cette projection, et s'entretiendra avec les spectateurs après la projection. Cette présence publique rare de Mme Reno ne manquera pas de réjouir ceux qui l'admirent. Léolo, on s’en souviendra, avait été sélectionné en 2010 par Time Magazine comme l’un des cent meilleurs films de l’histoire du cinéma moderne.

Jean-Claude Lauzon, un des cinéastes les plus talentueux et les plus originaux que nous ayons eus, a péri dans l’écrasement de son avion, avec sa copine Marie-Soleil Tougas, il y a vingt ans cette année. Quelle belle façon de se souvenir de lui en assistant, le 21 février prochain, à la projection de Léolo. Et, par le fait même, quelle occasion de reprendre contact avec Ginette Reno qui révèle dans ce film un talent d’actrice exceptionnel. Elle y est aussi grande qu’une Anna Magnani. Et les comédiens qui l’entourent sont eux aussi remarquables : le jeune Maxime Collin qui interprète le rôle-titre, Julien Guiomar, Andrée Lachapelle, Pierre Bourgault, Denys Arcand, Germain Houde, pour ne nommer que ceux-ci. Et comment ne pas signaler les images de Guy Dufaux, les costumes de François Barbeau, la direction artistique de François Séguin et la narration de Gilbert Sicotte.

Il était naturel pour Éléphant : mémoire du cinéma québécois de s’assurer de la pérennité de Léolo et de sa restauration, qui a d’ailleurs été faite il y a un peu plus de deux ans. En 2014, Cannes Classics, le plus prestigieux des festivals de cinéma, a immédiatement sélectionné cette restauration qui a été projetée devant une salle comble et éblouie par le talent de Jean-Claude Lauzon. Rappelons que Léolo avait été moins bien reçu lorsqu’il fut présenté la première fois au Festival de Cannes dans la compétition officielle de 1992. Il faut dire que Jean-Claude, l’enfant terrible du cinéma québécois, avait fait un esclandre, traversant toute la salle au début de la projection en pestant contre la qualité et le volume du son. Les organisateurs de Cannes, toujours convaincus de la grande faveur qu’ils font à un cinéaste peu connu de sélectionner son film pour la compétition, n’avaient guère apprécié cela.

Le destin de Léolo restera pour toujours imprégné dans la mémoire de ceux qui voient ce film. C’est pourquoi, même s’il est disponible sur illico et iTunes, il se devait d’être offert aux spectateurs, sur grand écran, à la Cinémathèque.

Léolo, le synopsis

Léolovit dans un univers sans espoir. Il affirme venir de Sicile, là où l'espace et le rêve existent. Se sentant menacé par la folie dont sont victimes tous les siens, il se réfugie dans l'écriture et dans des amours délicieuses. Seul un dompteur de vers, amateur d'art et symbole de l'imaginaire, comprendra finalement la valeur de ses textes. (ONF)

À propos d’Éléphant : mémoire du cinéma québécois

Mis sur pied en 2007, Éléphant : mémoire du cinéma québécois est un vaste chantier destiné à numériser, restaurer, conserver et rendre accessible l'ensemble des longs-métrages de fiction du patrimoine cinématographique québécois. Codirigé par Claude Fournier et Marie-José Raymond, Éléphant a, depuis sa création, restauré 225 films qui sont offerts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur le service de vidéo sur demande illico de Vidéotron au canal 900, sur illico.tv et sur l’application illico. De plus, les films sont également accessibles, à mesure qu'ils y sont versés, sur iTunes Canada, États-Unis, France, et autres pays d’Europe et d’Afrique, en version originale et sous-titrée, partout où l'une des langues officielles est le français ou l'anglais. Le site Internet Éléphant : mémoiredu cinéma québécois, www.elephantcinema.quebec, constitue quant à lui la plus importante banque de données et d'information sur le cinéma québécois.

Les films restaurés par Éléphant : mémoire du cinéma québécois peuvent maintenant être visionnés sur grand écran dans le confort de deux grandes institutions culturelles, grâce au récent partenariat avec la Cinémathèque québécoise et le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ).

Éléphant : mémoire du cinéma québécois est un projet philanthropique entièrement financé par Québecor. À cet effet, Québecor n’en tire aucun avantage pécuniaire. À l’exception d’un montant minimal pour couvrir une partie des frais d’exploitation de la plateforme, la totalité des revenus de la diffusion de ces films est reversée aux détenteurs des droits et aux créateurs du cinéma québécois.

À propos de la Cinémathèque québécoise

La Cinémathèque québécoise, c’est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est d’acquérir, documenter et sauvegarder le patrimoine audiovisuel québécois ainsi que le cinéma d’animation international, collectionner des œuvres significatives du cinéma canadien et mondial, pour en assurer la mise en valeur à des fins culturelles et éducatives.

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Source :

Pour Éléphant : mémoire du cinéma québécois :
Claudia Ladouceur
Conseillère aux relations média
514 286-2145, 222 / cladouceur@casacom.ca

Pour la Cinémathèque québécoise :

François-Xavier Briand
Chef du service des communications et du marketing (par intérim)
514 842-9768, 256 | fxbriand@cinematheque.qc.ca