La Cinémathèque québécoise est fière d’annoncer le lancement des célébrations de son 50e anniversaire le 18 avril prochain, soit à sa date anniversaire de fondation. Outre la programmation régulière, des événements majeurs, des rétrospectives, des expositions et des activités spéciales viendront souligner, jusqu’en avril 2014, cet anniversaire marquant.

Bande annonce de la programmation du 50e :

 

RAY HARRYHAUSEN, MAGICIEN DES EFFETS SPÉCIAUX
Du 19 avril au 3 mai

En ouverture du 50e et pour souligner l’inauguration de la nouvelle exposition Secrets et Ilusions -  La Magie des effets spéciaux, rétrospective partielle de l’œuvre de Ray Harryhausen, l’un des plus grands créateurs d’effets spéciaux du 20e siècle. Nous présenterons le tout récent documentaire Ray Harryhausen Le Titan des effets spéciaux (Ray Harryhausen : Special Effects Titan), ainsi qu’une sélection de films de genre dont il a fait les effets spéciaux: Mysterious Island, Jason and the Argonauts, One Million Years B.C., Clash of the Titans, et plus encore. Nous aurons comme invité Phil Boot, spécialiste de Harryhausen (il est le conservateur adjoint de la Ray & Diana Harryhausen Foundation)pour présenter les films et donner une conférence.


RÉTROSPECTIVE ANDRÉ FORCIER
Septembre 2013

Une importante rétrospective des films d’André Forcier, en sa présence, sera le grand événement de septembre 2013. En hommage à cet illustre créateur de notre cinématographie, nous offrons une occasion rare de voir ou de revoir des films qui sont pour la plupart inaccessibles en ce moment. Réalisateur et scénariste, défenseur acharné d’un cinéma libre et frondeur irréductible, Forcier a constamment mis de l’avant une œuvre de création puissamment originale, à la fois drôle et émouvante. En ayant recours au réalisme magique pour parler de sa société, il exprime dans son cinéma un amour immodéré pour la culture de son pays. Cela passe par la langue, la socialité, avec constamment à la clef la sublimation des misères et des affres des exclus, des petits, des survivants. Romain Gary, alias Émile Ajar, écrivait dans son roman L’angoisse du Roi Salomon publié en 1979: « Va voir L’Eau chaude, l’eau frette à la Pagode, rue de Babylone, ça se donne en ce moment, tu verras qu’il y a encore des possibilités. » Nous savons, depuis, que ces possibilités fusèrent de toutes parts et que le cinéma de Forcier a su traverser le temps.


RÉTROSPCTIVE PRIIT PÄRN
Du 25 septembre au 17 octobre

Très influente auprès des jeunes générations, l’œuvre de l’estonien Priit Pärn laisse largement place à la satire politique et sociale, à l’humour noir et à un sens de « l’absurde » assez typique du cinéma d’animation estonien. C’est aussi l’œuvre d’un cinéaste engagé, dont la filmographie interroge les remous politiques et géopolitiques contemporains, depuis l’effondrement de l’URSS, l’accession à l’indépendance de l’Estonie jusqu’à la mondialisation économique et culturelle actuelle. Graphiquement, son style est inspiré de la caricature; il est brut tout en étant esthétiquement élaboré. Entreprise en 1977, sa production filmique est monumentale. Elle est composée de quinze films, qui seront regroupés en cinq séances lors de la rétrospective. Les derniers films de Priit Pärn ont été signés conjointement avec sa femme, Olga Pärn. La rétrospective comprendra aussi une leçon de cinéma.


SOMMETS DU CINÉMA D'ANIMATION DE MONTRÉAL 2013 / SPÉCIAL GEORGES PAL
Décembre 2013

Né en Hongrie, George Pal (1908-1980) arrive dans le monde du cinéma par le biais de l’animation, travaillant notamment à Budapest, Paris, Berlin et Amsterdam. Il signe notamment une célèbre publicité en Hollande pour la compagnie Philips. Durant la deuxième guerre, il émigre aux États-Unis, où il tourne une série de « cartoons » de marionnettes (Puppetoons) et met à profit son savoir-faire dans des films à effets spéciaux qu’il dirige ou produit (When Worlds Collide, The War of the Worlds, Tom Thumb, The Time Machine, etc.). Ses films d’animation se distinguent par leur design net et volumétrique ainsi que par la richesse de ses couleurs. Soulignons qu’il a embauché Ray Harryhausen comme animateur à ses débuts et a reçu un Oscar technique en 1943.


SOMMETS DU CINÉMA D'ANIMATION DE MONTRÉAL 2013 / RÉTROSPECTIVE MARTINE CHARTRAND
Décembre 2013

Martine Chartrand utilise une technique d’animation réputée difficile, la peinture sur verre. Son travail s’inscrit dans la continuité de celui de pionniers comme Caroline Leaf et le russe Alexandre Petrov. Les films d’animation de Martine Chartrand sont le résultat de longs et patients efforts. Ils se distinguent par le dévouement de la réalisatrice, leur luminosité, leur sincérité, de même que par une thématique liée à l’attachement aux racines (Âme noire, MacPherson).


RÉTROSPECTIVE JEAN GRÉMILLON
Décembre 2013

Considéré par plusieurs spécialistes comme un des plus grands cinéastes français, à l’égal de Renoir ou Carné, Jean Grémillon reste injustement méconnu. Ses films sont pourtant de pures merveilles qui marient cinéma populaire – avec histoire prenante et acteurs connus – et réflexion nuancée et bouleversante sur la nature humaine et ses faiblesses. Sur une carrière couvrant près de quatre décennies, Grémillon a entre autres signé deux chef d’œuvres du cinéma muet- Gardiens du Phare et Maldone, et a donné deux de ses plus beaux rôles à Jean Gabin dans Remorque et Geule d’amour. La Cinémathèque française a récemment restauré Lumière d’été (1942). Nous souhaitons faire découvrir cette œuvre hors du commun aux cinéphiles montréalais dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de la Cinémathèque québécoise.


RÉTROSPECTIVE ORSON WELLES
Mars et Avril 2014

Le printemps 2014 sera consacré à une grande rétrospective Orson Welles qui inclura tous les aspects de son œuvre : cinéma, et télévision. On oublie en effet à quel point Welles fut un créateur éclectique, poussant chaque moyen d’expression dans des directions nouvelles et personnelles, et marquant non seulement l’histoire du cinéma, mais de la radio et du théâtre. Nous présenterons ses grands chefs d’œuvre, à redécouvrir sur grand écran – Citizen Kane, Othello, Touch of Evil. La rétrospective impliquera la collaboration pour le prêt de copies de nombreuses cinémathèques et institutions.


40 ANS D'ART VIDÉO AU QUÉBEC
Mars 2014

En collaboration avec le CALQ et le CQAM, nous présenterons en mars 2014 cinq programmes qui célèbrent le long voyage empli d’innovations et de souffle poétique de l’art vidéo québécois. Des premiers balbutiements du Vidéographe, avec la découverte de l’instantanéité de la vidéo portable, aux constructions infographiques les plus sophistiquées des logiciels de post production d’aujourd’hui, ce sera tout un panorama qui se dévoilera avec une sélection organisée avec les centres et les artistes membres du Conseil québécois des arts médiatiques.


LA SEMAINE DES PIANISTES
Avril 2014

Évènement de clôture du 50e. Gabriel Thibaudeau, pianiste en résidence à la Cinémathèque québécoise, invitera trois de ses collègues pianistes de muet : Philip Carli, Pianiste à la Georges Eastman House, Antonio Coppola, Scano, Italie et Maud Nelisen, d'Amsterdam. Il s’agira d’une semaine de cinéma muet, accompagné par ces pianistes.

 


                                                                                   EXPOSITIONS


VOLETS DU VILLAGE GLOBAL. L'ÈRE DE LA TÉLÉVISION AU CANADA, 1950-2000

Présentée en collaboration avec CBC/Radio-Canada

Du 20 juin au 23 août 2013

En plus de présenter plusieurs téléviseurs et autres appareils de sa collection (la plus importante de son genre en Amérique du Nord), l’exposition fera voir des extraits d'archives de programmes de télévision pour retracer l'histoire de la télévision grâce à l'imagerie visuelle et pour montrer comment la télévision a développé son propre langage et sa propre stylistique. Elle examine à la fois la télévision anglophone et francophone, avec une section consacrée à la télévision inuit. Les images d'archives sont organisées par décennies depuis les années 1950 et mélangent des contenus de producteurs et de radiodiffuseurs canadiens de télévision publiques et privées.


GROS PLAN SUR LA COLLECTION 1
Du 4 avril au 26 mai 2013

Bien en vue dans toute sa splendeur, le joyau de notre collection d’appareils anciens : le Cinématographe Lumière no 16. Ce projecteur conçu par Auguste et Louis Lumière en France en 1895, sera accompagné de photographies et de documents sur les frères Lumière.

 

 


GROS PLAN SUR LA COLLECTION 2
Du 6 juin au 27 octobre 2013

Une exposition qui met l’accent sur les artefacts significatifs de la collection : lanternes magiques datant de 1870-1900, caméras de diverses époques, objets et documents mettant en valeur le travail des réalisateurs, des directeurs artistiques, des photographes de plateau, des affichistes etc. Parmi ces artefacts, une caméra datant de 1914 ayant appartenu à Léo-Ernest Ouimet, son cahier de notes de 1912 à 1915, ainsi qu’une lettre olographe de Sergei M. Eisenstein, datée de Moscou en 1935, et de nombreuses autres surprises.